12 juillet 2008

L'effet papillon

« [...] Ce que ce nouveau développement de la physique nous mène à mettre en cause n'est autre que la généralité de ce que nous avons appelé le «principe d'ordre de Boltzmann», à savoir l'évidence de bon sens selon laquelle l'activité moyenne d'une population correspond au nivellement des comportements individuels. Loin de l'équilibre, un régime de fonctionnement peut ressembler à une organisation parce qu'il résulte de l'amplification d'une déviation microscopique qui, au «bon moment» , a privilégié une voie réactionnelle au détriment d'autres voies également possibles. Les comportements individuels peuvent donc, en certaines circonstances, jouer un rôle décisif.

 

C'est cette limite au principe d'ordre de Boltzmann que nous allons considérer [...]. Elle concerne non seulement les sciences physico-chimiques, mais l'ensemble des sciences occupées de l'évolution de populations nombreuses d'individus au comportement déterminé par des interactions locales.»

Ilya Prigogine & Isabelle Stengers, La nouvelle alliance, 1979.

 

 

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